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Ni pauvre Ni Soumis27 MARS 2010 à Orléans - COMITÉ D'ENTENTE RÉGION CENTRE

Sous la responsabilité de l'APF du Cher, nous avions rendez-vous à 11 heures place Séraucourt à Bourges pour embarquer dans un car équipé d'un élévateur permettant aux personnes en fauteuils d'y accéder. Certaines personnes étaient portées à bout de bras par les accompagnateurs et déposées sur les sièges du car. Les fauteuils pliés se retrouvaient dans la soute à bagages. Il aura fallu 20 à 30 minutes pour que tout le monde soit installé dans les meilleures conditions possibles.

Manifestation Orléans1h30 plus tard et 110 kms "dans les roues et sous la pluie", nous voici dans le centre ville d'Orléans, sur un parking. Une vingtaine de minutes encore et tous étions rassemblés sur le macadam après la sortie des fauteuils roulants et du matériel, des soutes. Entre casse-croute pris"sur le pouce", non, sur le parking ! et distribution de pancartes "NPNS" et autres autocollants, nous nous sommes encartés les uns les autres dans le dos et là ou se trouvaient des espaces libres...

Le cortège s'ébranla depuis la gare SNCF pour se rendre à la Préfecture ou une délégation devait etre reçue.

Le passage d'un millier de manifestants environ perturba quelque peu la circulation des TRAMS et des automobiles, d'autant que les fauteuils roulants ( et les cardiaques ! ) ralentissent le pas ....

Ce fut l'éloge de la lenteur qui donna le temps nécessaire aux curieux d'apprécier les revendications qu'ils pouvaient lire et entendre :

Pour notre sécurité ; la manif était encadrée par trois motards de la police, un fourgon vitré de l'APF avec matériel de secours et sono ouvrait le chemin, une ambulance fermait le cortège.

Après plus de 2 kms de marche, une délégation a été reçue par le Directeur du Cabinet du Préfet de Région (Chut ! le Préfet de Région Centre préparait son départ.... - voir le" Journal Du Dimanche"du 28 03 2010). Ce sont les porte-paroles du Comité d'Entente(1) Région Centre avec sa Présidente Madame Marceline Perrin qui ont été reçus pour porter les revendications du Collectif NI PAUVRE NI SOUMIS.

Des barrières mobiles avaient été installées devant la Préfecture, gardée par la police.

C'est à ces occasions que l'on s'aperçoit que le combat pour l'accessibilité à tout pour tous prend tout son sens... l'exemple le plus flagrant : les toilettes publiques comme privées...

Nous sommes rentrés aux environs de 19 heures à Bourges complètement HS ! il nous aura fallu une bonne nuit de sommeil (10h.) pour récupérer...


Eve Nénot et Christian Husset

(1) Comité d'Entente des associations représentatives de personnes handicapées et de parents d'enfants handicapés.

Lettre au Président de la République