Espace Pratique

L’attente

Vous alliez passer une simple consultation chez un cardiologue pour votre enfant et pour vous même et soudain, tout se précipite. On vous annonce, avec plus ou moins de délicatesse selon les cas, qu'il va falloir maintenant envisager une opération.

Rendez vous est pris chez le chirurgien, tout va très vite. Une date est posée. On répond aux questions les plus immédiates et on vous dit qu'il ne faut pas s'inquiéter, tout se passera bien. D'ailleurs le cœur n'est-il pas uniquement un muscle. Bon, d'accord c'est vouloir ignorer tout le ressenti de la personne, c'est vouloir éloigner l'image du cœur siège de l'amour et de la générosité, symbole de la vie. Quand vous évoquez à demi mot que quand même, c'est important, on vous répond que le moteur, c'est le cerveau et vous gardez en vous même cette question, « oui, mais un cerveau non alimenté par un flux sanguin, ça donne quoi ? ». Bref, vous ressortez de là, abasourdi, comme en train de vous relever d'un K.O, à la différence près qu'il va falloir continuer le combat. Et le plus long et le plus difficile à gérer dans ce cas là, c'est l'attente.

Oui, interminable attente composée de longues heures confrontées à soi même. Des questions, des dizaines de questions se bousculent dans votre tête. Pour un parent, c'est tout l'avenir de son enfant qui se joue sur la prise de cette décision. Et quelles seront les conséquences de cette décision...Sans compter le poids de la responsabilité devant son enfant, devant tous ceux qui nous entourent. Et l'obligation de ne pas fléchir pour montrer l'exemple. Pas facile tout cela. Pour l'adolescent ou l'adulte, c'est tout ce que sera son avenir, ses espoirs et ses craintes qui sont mises en avant. C'est aussi souvent repasser par ce qu'on a déjà connu et avoir une seule envie, ne pas revenir là dessus. On cherche des réponses. On a du mal à  poser ces questions. Et puis elles viennent souvent en dehors des consultations médicales.

Alors on se tourne vers ceux qui ont déjà vécu cela. L'immense chaîne d'amitié prend alors toute sa dimension.  On cherche un soutien et on ne le trouve que là. Mais c'est si important le soutien de personnes qui acceptent le fait que vous n'êtes pas invulnérable, qui vous disent qu'ils vous comprennent et qui vous aident psychologiquement à vous préparer à l'épreuve.

Arrive le moment de l'hospitalisation, de l'entrée dans le combat réel. Il faut y être bien préparé. On a tout fait pour cela. Quand l'opération est reportée ou annulée, quelles qu'en soient les causes (infection, urgence pour quelqu'un d'autre, ou tout simplement désaccord de l'équipe qui demande un délai de réflexion supplémentaire pour aller au mieux de l'intérêt du patient), c'est à nouveau un coup psychologique important. Il faut gérer à la fois la déception de ne pas régler définitivement le problème et le fait de devoir continuer à se préparer pour une autre date, pour une autre solution.

Oui, l'attente de ces opérations est une épreuve interminable, qui va laisser beaucoup de traces dans l'histoire psychologique à la fois du patient mais aussi de sa famille.

La ligne du Collectif Interassociatif Sur la Santé

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Santé Info Droits
Tél. : 0 810 004 333
La ligne du Collectif Interassociatif Sur la Santé
Un service téléphonique d’information juridique et sociale pour les problématiques liées à la représentation des usagers du système de santé, aux droits des personnes malades et plus globalement à l’ensemble des usagers du système de santé est dorénavant accessible. Depuis hier, Santé Info Droits (numéro azur, coût d’une communication locale depuis un poste fixe) répond à vos appels les lundi, mercredi et vendredi de 14h à 18h ainsi que les mardi et jeudi de 14h à 20h.

Colette PERICCHI - Le Pourquoi des Pourquoi

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Colette PERICCHI
Le pourquoi des pourquoi
Marabout © octobre 2006 - 284 pages

  • "D'où viennent les bébés ?"
  • "C'est quand demain ?"
  • "Dis maman, pourquoi la nuit est noire ?"
  • "Moi aussi je serai un squelette quand je serai mouru ?"

Aide à l'acquisition d'une complémentaire santé

Que Choisir du mois d'octobre 2006 attire l'attention sur cette aide qui reste méconnue. Les français dont les revenus sont supérieurs de 15% au plafond de la CMU (au delà de 7 178,79 €) peuvent recevoir une aide non négligeable (100 € pour les - de 25 ans, 200 € pour les 25-29 ans.

Il faut en faire la demande à la caisse d'assurance maladie : www.cmu.fr

Mon opération - Alexandra 24 ans

Mon parcours pour l'opération

En janvier dernier, le cardiologue m'annonçait qu'il fallait m'opérer. Cela fut dur à accepter, avec une larme, mais cela faisait 4 ans au moins qu'il me disait un coup « oui» et un coup « ça peut encore attendre ». Lui pensait qu'il valait mieux le faire, mais aucun chirurgien ne voulait vraiment m'opérer car j'étais dans un état de santé correct jusqu'à cette période.

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