handicape.gifParmi les plus handicapés d'entre nous, beaucoup se plaignent du fait que la carte de stationnement leur soit refusée. Le fait que leur handicap soit invisible et qu'ils puissent "marcher" (la distance susceptible d'être parcourue à pied n'étant pas prise en compte) entraîne un malentendu qui amène à ce refus de la part des autorités.

Or, il est évident qu'il ne faut pas se fier aux apparences. Le fait de pouvoir se déplacer à l'intérieur d'une administration après avoir emprunté un couloir de quelques mètres ne signifie pas pour autant que l'on puisse faire de même à l'extérieur sur une centaine de mètres voire plus. Quand on est obligé de s'arrêter très vite pour reprendre son souffle, que l'on craint en plus les temps de grand vent ou d'humidité qui aggravent les problèmes cardio-respiratoires, on ne peut pas demander à une personne qui vit ces soucis au quotidien de fournir des efforts hors de ses capacités physiques. Et pourtant, que d'incompréhension de la part des organismes chargés de nous épauler.

Conscient de ces difficultés, alerté par des citoyens concernés, Monsieur Jean-Luc Préel, député de la Vendée, a déposé une proposition de loi en 2002, puis, suite à notre relance, a déposé à nouveau ce mois de septembre 2005, une question écrite devant l'Assemblée Nationale afin que toute personne ayant une mobilité et une autonomie réduites dans ses déplacements à pied ne voit plus sa demande de carte de stationnement systématiquement rejetée pour le simple fait qu'elle ne présente pas les signes extérieurs d'un handicap important.

Le handicap cardiaque ne se voit pas. Mais il est là, bien présent. Et ceux qui en souffrent ont aussi besoin de faire leurs courses, d'aller en cours ou au travail, de se déplacer (ils doivent d'ailleurs faire preuve de beaucoup d'astuces pour le faire quand en plus ils sont chargés, comme investir dans des valises à roulettes par exemple). Ils en ont besoin comme tous ceux qui ne sont pas en situation de handicap. Refuser la carte de stationnement à nos cardiaques congénitaux qui en ont besoin revient à réduire leur mobilité de manière conséquente car chaque sortie devra alors être calculée en fonction des distances à parcourir à pied. Et au final, cela les isolera encore plus.

Nous remercions Monsieur le Député de Vendée d'avoir fait cette démarche pour nous et nous espérons qu'il sera très vite entendu.