Actualités pratiques

Communiqué de Presse : Agravation de la Précarité des Personnes en situation de Handicap

Le gouvernement prêt à aggraver la situation financière déjà précaire des personnes en situation de handicap !

Dans le cadre du projet de loi de finances 2016, le gouvernement prévoit de prendre en compte les revenus des livrets non imposables (livret A, livret d’épargne populaire) dans le calcul du montant de l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH). L’AAH est un minimum social qui se monte, après une revalorisation misérabiliste au 1 er septembre 2015, à 807,66 euros. Son montant est bien inférieur au seuil de pauvreté de 977 euros.

Les revenus d’épargne issus de ces livrets représentent des sommes dérisoires à l’échelle des économies que l’Etat français doit réaliser. Mais pour les personnes en situation de handicap, aux ressources déjà faibles, ces petits revenus sont essentiels pour vivre au quotidien.

Le Comité d’Entente s’insurge : « C’est un scandale, pour des économies de bout de chandelle, l’Etat est prêt à grever les ressources déjà faibles des plus vulnérables. »

Le Comité d’Entente demande au Gouvernement de renoncer à cette mesure et aux parlementaires de rejeter cet article qui vient renforcer l’exclusion des personnes concernées.


A propos du Comité d’Entente des Associations Représentatives de Personnes Handicapées et de Parents d’Enfants Handicapés :

Le Comité d’Entente est un organisme informel qui regroupe 70 organisations nationales représentatives des personnes handicapées et des parents d’enfants handicapés.

Son comité restreint est composé de : la Fédération des A.P.A.J.H. (Fédération des Associations pour Adultes et Jeunes Handicapés) ; l’A.P.F. (Association des Paralysés de France) ; le C.L.A.P.E.A.H.A. (Comité de Liaison et d’Action des Parents d’Enfants et d’Adultes atteints de Handicaps Associés) ; la C.F.P.S.A.A. (Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et des Amblyopes) ; la F.F.A.I.M.C (Fédération Française des Associations d'Infirmes Moteurs Cérébraux) ; la FNATH (Association des Accidentés de la Vie) ; le G.I.H.P. National (Groupement pour l’Insertion des Personnes Handicapées Physiques) ; l’U.N.A.F.A.M. (Union nationale des familles et amis de personnes malades et /ou handicapées psychiques) ; l’Unapei (Union Nationale des Associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis) ; l’U.N.I.S.D.A. (Union Nationale pour l’Insertion Sociale du Déficient Auditif) ; Trisomie 21 France (Fédération d’Associations pour l’Insertion Sociale des personnes porteuses de Trisomie 21), la FFDys (Fédération Française des dys - troubles du langage et des apprentissages) et l’AIRe (Association des instituts thérapeutiques éducatifs et pédagogiques et de leurs réseaux).

Contact presse Unapei : Thierry NOUVEL

01 44 85 50 50 / t.nouvel@unapei.org 

Contact presse APF : William Bastel

01 40 78 56 59 / william.bastel@apf.asso.fr

Contact presse FNATH : Arnaud DE BROCA

06 20 51 04 83 / arnaud.debroca@fnath.com

Contact presse APAJH : Nolwenn Jamont

n.jamont@apajh.asso.fr

   

 

 

Soutenir l'éducation pour favoriser l'apprentissage de la Vie Autonome et libérer des moyens du secteur médicosocial

Groupement Français des Personnes Handicapées

 

Défendre les Droits de l'Homme pour tous

CHN-2014

Communiqué de Presse

Lundi 08 décembre 2014

Le forum sur l'éducation inclusive qui s'est tenu à Lille le 5 décembre 2014, et le Forum « la prévention, l’accompagnement et l’accès aux soins des personnes handicapées » qui se tient le 08 décembre à Ille sur Têt, sont les deux derniers volets de la préparation de la Conférence Nationale du Handicap prévue le 11 décembre 2014 au Palais de l'Elysée.

Tout reconnaissant les efforts de l'éducation nationale pour consolider l'éducation inclusive de tous les enfants et l'intervention des auxiliaires de vie scolaire, le GFPH s'inquiète des conditions de l'inclusion scolaire des enfants en situations de handicap et du soutien qui est apporté au plein développement de leurs capacités et à la construction de leur identité.

- Comme l’Observatoire de la Violence Educative Ordinaire l'a mis à jour, les enfants et adolescents en situations de handicap subissent des violences dont il ne peuvent se protéger.

- Si des moyens sont dirigés vers le soutien à la scolarité des enfants en situations de handicap, ce qui vaut pour l’école ne vaut pas pour les activités périscolaires, leur parcours d'apprentissage est encore « saucissonné » et ils ne peuvent souvent pas prendre part aux activités périscolaires mises en place avec la réforme des rythmes scolaires intervenue à la rentrée 2014

A l'inverse, quand aucune réponse inclusive n'a pu se mettre en place autour de l'enfant et que ce dernier est dirigé vers un établissement médicosocial pour son éducation, c'est trop souvent pour une vie entière.

Face à ces réalités, le Groupement Français des Personnes Handicapées (GFPH) propose que les réponses innovantes apportées par les associations de personnes et de parents d'enfants en situation de handicap soient valorisées et soutenues plus efficacement. La Vie Autonome avec une ou plusieurs déficiences nécessite talent et persévérance tout autant que de la détermination et des compétences; des qualités dont le soutien mutuel et l'échange d'expériences positives favorisent l'acquisition.

Pour que l'inclusion scolaire ne soit pas une source d'isolement et de stigmatisation des enfants en situations de handicap, le GFPH souhaite que les rencontres entre parents soient soutenues et que des échanges avec des enfants et des adultes en situations de handicap soit favorisée et proposé de façon systématique à tous les enfants.

Pour que le recours aux moyens de l'éducation spécialisée et de la réadaptation ne soit plus à l'origine de parcours filières qui isolent la personne de sa famille et de ses groupes d'appartenance, le GFPH souhaite qu'un soutien soit apporté à l'intervention de pairs formés, ou Pair émulateurs, afin de proposer leur intervention à tous les enfants, à leurs parents et à tous les adultes accueillis en structure médicosociale.

 

© GFPH 2014

Déclaration commune du Comité d'Entente - Décembre 2014

Lors de la Conférence nationale du handicap, le Président de la République doit définir les grandes orientations de sa politique du handicap, pour donner une nouvelle impulsion à la construction d'une société inclusive.
 
A l’occasion de la troisième conférence nationale du handicap et à quelques mois du 10ème anniversaire de la loi du 11 février 2005, le Comité d’entente des associations représentatives des personnes en situation de handicap et de leurs familles attend du Chef de l’Etat qu’il définisse les grandes orientations de sa politique en faveur des personnes en situation de handicap.

 

La politique du handicap doit répondre à l’impératif de construction d’une vraie société du vivre ensemble où chaque personne, quelle que soit sa différence, occupe une place de citoyen à part entière.
Les personnes en situation de handicap s’interrogent, expriment leurs exigences légitimes d’aller plus loin, plus vite 10 ans après la loi de 2005. A cet égard, au cours des 4 forums régionaux le gouvernement n'a pas répondu aux attentes des personnes en situation de handicap, il n’a pas de surcroît abordé les questions relatives à la compensation du handicap et à l’attribution des ressources, préoccupation pourtant essentielle dans le quotidien des personnes en situation de handicap. Le comité d’entente attend des réponses sur ces préoccupations.
 
D’autres réponses sont attendues pour la prise en compte des personnes en situation de handicap sur divers sujets : l’avancée en âge, la réforme de la santé, le parcours de vie des enfants dès le plus jeune âge, l’optimisation du service rendu par les MDPH et la question de l’inégalité de traitement d’un département à l’autre, les conséquences des réformes territoriales.
 
Par ailleurs, une mobilisation sur la formation et l'emploi des personnes en situation de handicap est urgente. De même, le moratoire sur le plan de création de places d’établissements et services d'aide par le travail (ESAT) pourtant lancé lors de la première conférence nationale du handicap doit être levé.
Des suites également sont attendues pour faciliter la mise en oeuvre des réponses d’accompagnement qui prennent en compte le projet de vie des personnes, sans obérer celui de leurs proches aidants.
Enfin, la réalisation d’une société universellement accessible impose des mesures supplémentaires pour permettre l’accès à tout pour tous. La poursuite de la mise en oeuvre de la loi du 11 février 2005 doit être affirmée avec force.
 
Le Comité d’entente attend que lors de la Conférence nationale du handicap le Président de la République définisse sa politique du handicap de manière transversale afin qu'elle soit réellement effective. Les associations représentatives des personnes en situation de handicap et de leur famille sont dans l’attente et demandent que la conférence nationale du handicap soit l’occasion d’affirmations claires et l’engagement d’un cap lisible par tous.

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